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Jour 7 – Diamant, doris et déplacements…

Aujourd’hui, nous sommes partis vers la pointe sud de l’île de Saint-Pierre, plus exactement à la pointe du Diamant…


Mais avant de vous raconter nos observations d’aujourd’hui… On doit vous dire qu’on ne vous a pas tout raconté hier. Nous sommes retournés à la saline des Zigotos et nous avons ramé avec eux ! C’est tout simple, on arrive à 17h30, Jacques qui supervise la sortie nous accueille. Nous serons 6 rameurs et rameuses. On s’équipe de gilets, on met « La poursuite » à l’eau (c’est le nom du doris à 6 rameurs). C’est l’occasion de voir le cabestan fonctionné, le treuil manuel qui permet de mettre le doris à l’eau. Et c’est parti ! Au début, ce n’est pas évident de prendre le rythme, il faut bien être synchronisé sinon on se tape les avirons ! Ça demande de la concentration, et très vite on sent les bras mais nous voilà tout près de l’île aux marins à nouveau. Jacques est le barreur, c’est lui qui dirige le bateau avec le gouvernail. On va jusqu’à une petite baie et déjà on prend le chemin du retour, le temps est très calme et la lumière est magnifique. À l’arrivée, le doris est remonté, toujours avec le cabestan.


La Classe de CM1/CM2 Le Bar sur Loup nous a demandé "Pourquoi les doris sont toujours sortis sur la plage au lieu d'être laissés dans l'eau, amarrés?"

Il y a au moins deux raisons à cela :

- il n’y a pas partout des ports pour amarrer en sécurité les doris. Il est plus prudent de le sortir de l’eau quand il n’est pas utilisé.

- après la pêche, les doris remplis de poissons étaient sortis de l’eau devant la saline (petite maison où était traité le poisson). Il était alors plus facile pour toute la famille de s’occuper du poisson qu’il fallait vider et faire sécher sur les graves (cf blog du jour 6 à l’ile aux marins)


Si votre classe est près de la mer: avez-vous des bateaux similaires aux doris chez vous? Partagez en commentaire!

Merci à toute l’équipe des zigotos pour ce beau moment !

Revenons à ce matin. Le soleil perce la brume et donne une belle ambiance. Ici, la brume est fréquente, c’est dû aux courants marins. Pour en savoir plus, rendez-vous dans les ressources, on vous explique tout en détail.


On guette la mer pour essayer d’observer des baleines à bosse… mais nous ne les verrons pas aujourd’hui. Elles sont présentes autour de l’archipel en été, elle profite des eaux riches en nourriture avant de retourner vers les Antilles où elles mettront bas.


Par contre, nous avons la chance de voir des eiders à duvet et des canards arlequin. Ces espèces nichent beaucoup plus au nord (si vous nous avez suivi, vous savez que nous en avons vu au Svalbard où ils arrivaient pour la saison de reproduction). Ces espèces vont passer l’hiver à Saint-Pierre et Miquelon, on dit qu’ils hivernent ici.

On peut parler aussi des oiseaux marins du Grand Colombier, cet îlot situé au nord de l’ile de Saint-Pierre. Nous n’y avons vu que quelques goélands, alors qu’en été des centaines de milliers d’oiseaux viennent y nicher : mouettes tridactyles, macareux, pingouins torda, guillemots de Troïl… Ils sont tous déjà repartis après avoir élevé leur petits, vers des zones de l’Atlantique plus au sud et souvent en mer.

C’est le ballet des saisons et des animaux qui migrent en fonction des ressources pour se nourrir et pour se reproduire.

On peut voir les phoques toute l’année et c’est toujours un plaisir de les observer.


Ce soir, c’est l’ouverture du congrès scientifique à Saint-Pierre. Nous allons commencer à rencontrer les scientifiques.

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